Qui a peur de Google ?
Par Anne LE GARREC, mardi 15 mai 2007 à 17:58 :: General :: #122 :: rss

Pour une compagnie qui plaide le fait de ne pas être « maléfique », Google se fait décidément beaucoup d’ennemis. La crainte est le principal facteur de motivation. Et à chaque nouveau résultat trimestriel, il y a de quoi s’inquiéter si vous comptez Google parmi vos concurrents.
Dans l’un des plus grands témoignages de la puissance de Google, les média annonçaient la semaine dernière que Yahoo faisait tous les efforts possibles pour tenter de concurrencer Microsoft, sachant que « Essentiellement, le nouveau Microsoft est Google » disait Jeff Clavier, un important investisseur en Startups de la Silicon Valley.
Dans une entrevue avec des journalistes jeudi, Larry Page, le co-fondateur de Google, disait, "je pense, puisque nous devenons plus grands et plus puissant - et les choses vont très bien pour nous – qu’il est naturel que les gens pensent cela." Mais il a nié que Google ait de quoi faire peur, ajoutant que sa société avait compris des exemples du passé à ne pas mal agir.
Depuis sa fondation il y a 9 ans par Sergey Brin et Larry Page, Google est devenue l’une des compagnies les plus puissantes au monde. Rares sont les sociétés qui peuvent en dire autant en terme de profits, de bénéfices et d’ambition…
Mais, à cause de ce succès, Google a attiré de nombreux détracteurs. Les cadres de la Silicon Valley se morfondent du futur impacte de la suprématie de Google, qui aura entre autre, une incidence sur les salaires. Et ce ne sont pas les seuls à s’inquiéter. L’avenue Madison est préoccupée par la compagnie qui vend toutes sortes de publicités, ainsi que les lancements différés dans les journaux, à la radio et à la télévision. Les avocats se préoccupent de la quantité d’information que Google récolte sur ses utilisateurs. Et Hollywood s’insurge contre la piraterie organisée au service visuel de Google : Youtube… Les actions judiciaires contre Google sont de plus en plus nombreuses.
Google clame son innocence quasi systématiquement. Bien sûr, cela ne fait pas de mal d’avoir Wall Street dans sa poche. Les actions de la compagnie restent élevés, fermeture jeudi à 461$ la part… De quoi a-t-on peur déjà ?
A suivre…

For a company that pledged to not be evil, Google makes a lot of enemies.
Fear is the motivating factor. And with every passing quarter, there is more to be worried about if you count Google as a competitor.
Since going public in 2004, the Internet giant's market value has grown to dwarf Disney and McDonald's combined. Earlier this year, it became the most visited Web property in the world and was named the world's most valuable brand. And its runaway success in search and advertising has big corporations like AT&T and Microsoft crying monopoly without a trace of irony.
In perhaps the greatest testament to Google's power, media reports surfaced late last week that its archrival Yahoo was considering teaming up with Microsoft in an effort to compete.
"Essentially, the new Microsoft is Google," said Jeff Clavier, a prominent Silicon Valley investor in startups.
In an interview with reporters Thursday, Larry Page, Google's co-founder, addressed the perception, saying, "I think, as we get bigger and more successful -- and things have gone very well for us -- it's natural for people to think this." But he denied that Google is anything to fear, adding that his firm has learned from previous examples of companies behaving badly.
Since its founding nine years ago by Sergey Brin and Larry Page, Google has grown into one of world's the most formidable companies. Few others compare in terms of profits, profile and ambitions.
But, as a result of its success, Google has attracted some powerful detractors. Silicon Valley executives fret that Google's success will decimate startups and drive up salaries. Madison Avenue is concerned about the company selling all kinds of advertising, including offline pitches in newspapers and on radio and television. Privacy advocates fret over the vast amounts of information Google collects about its users. And Hollywood is upset about widespread piracy on Google's video service, YouTube. Some entertainment companies are even bringing legal action.
Google says it is innocent on all counts. In fact, the company claims to be a boon to the aggrieved by helping their businesses prosper. Of course, it doesn't hurt to have Wall Street on your side. The company's stock remains lofty, closing Thursday at an astonishing $461 per share.
In Silicon Valley, though, some people aren't as bullish on Google.
To be continued...













Commentaires / Comments
1. Le dimanche 20 mai 2007 à 12:42, par jerem
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