En effet, deux nouvelles semblent se confirmer. La première c’est que Google est bel et bien en train de s’assurer par divers moyens l’accès aux réseaux de fibre optique soit par des accords avec les possesseurs de tels réseaux soit par la construction de tels réseaux. Le tout de manière à ne pas donner de grain à moudre aux autorités surveillants le respect de la concurrence. La deuxième information concerne le besoin croissant de Google en installations ou autrement nommées dans la presse « data center ». Outre le site dont nous vous avions parlé dans l’Oregon, Google semble intéressé par trois nouveaux sites, sur la cote Est cette fois ci. Le premier près de Goose Creek en Caroline du Sud, possédant un barrage à proximité. Le deuxième, près de Columbia, toujours en Caroline du Sud, à proximité d’une centrale nucléaire. Et enfin, un dernier site en Georgie, potentiellement à Suwanee, là aussi, il y a un barrage pas loin.

Bien que ces sites soient pour l’instant en compétition, il se peut d’après certains observateurs que ce plusieurs sites soient finalement retenus. Ainsi chacun aura mis en avant un maximum d’avantages pour attirer Google, surtout que ces terrains sont souvent dans des zones à facilité fiscale. Ainsi on est en droit de se demander ce que peut bien combiner notre cher Google à vouloir racheter des terrains à tour de bras ?

Les faits ne nous en dises pas plus mais si comme nous vous suivez l’actualité qui entoure la firme californienne, alors il est sûrement possible de se livrer à quelques spéculations basées néanmoins sur des tendances de marché avérées. Actuellement, les fournisseurs d’accès à Internet gagnent leur argent en louant plusieurs utilisateurs leur bande passante qu’ils achètent à ceux qui possède les réseaux de fibres. Aujourd’hui une petite quantité d’utilisateurs, utilise une majorité du réseau via les échanges P2P (i.e. eMule, BitTorrent, etc…). Ces utilisateurs sont pointés du doigt par les câblo-opérateurs qui préfèrent des clients plus passifs pour pouvoir en mettre plus sur leurs lignes. C’est surtout vers eux que sont dirigées les campagnes touchant à la neutralité du web. En effet on pourrait bloquer les paquets du P2P pour favoriser les contenus classiques (comme les pages HTML, les mails…). Seulement, comme le pense M. Cringely, ces utilisateurs pourraient n’être que les précurseurs d’un tsunami qui se profile à l’horizon avec l’arrivée massive sur la toile de contenus audio et vidéo, beaucoup plus gourmands en ressources.

Internet uses

Alors que va-t-il advenir lorsque la consommation moyenne de l’internaute aura décuplée ou plus. C’est là que l’on peut se demander si Google, en tant que visionnaire, ne serait pas en train de placer ses pions. On comprendrait alors l'architecture colossale qu’il est en train de mettre en place dans la perspective de rapprocher le contenu de ses utilisateurs. En effet, imaginons un site tel que YouTube quand il se sera transformé en plateforme de téléchargement de contenu multimédia, à la fois payant, sponsorisé et gratuit. Et qu’il jouera potentiellement le rôle d’une nouvelle télévision à la demande, (TVOD ou TOD) ? Alors aucun centre névralgique quel qu’il soit ne pourra depuis un seul endroit fournir le monde. Il est beaucoup plus probable que chaque région dispose de son répétiteur (ou proxy) permettant de soulager les fibres longues distances.

Ainsi Google, suivrait le même modèle que celui qu’il a mis en place pour son moteur, c’est-à-dire une répartition globale de ses centres de calcul et des versions en cache (i.e. copié localement) pour répondre rapidement et efficacement, à moindre coût à ses utilisateurs.

Demain Google se rendra indispensable aux yeux des fournisseurs d’accès Internet qui ne voudront pas se ruiner auprès des câblo-opérateurs internationaux. Enfin on peut dire que ça va coûter très cher et justement Google a 10 milliards de trésorerie et il doit les dépenser !

Google war machine is getting warm


StrategyOur prospective search of Google evolution continues. We already had a glance at this matter in a previous article. More facts allow us today to strengthen and adjust our focus line.

Two news seems to be confirmed. The first it is that Google is indeed insuring it access to the fibre networks, either by agreements with network owners or by building such networks. All that carefully avoiding the wakening of anti-competitive federal authorities supervisors. The second information is related to Google’s constant need of more “data centre” as mentioned in the newspapers. In addition to the Oregon site we mentioned before, Google seems interested by three new sites, on the eastern cost this time. The first one is near Goose Creek in South Carolina, with a dam close by. The second site is close to Columbia, always in South Carolina, with a nuclear power station nearby. And finally, a last location in Georgia, possibly near Suwanee, also near a dam. Three location with cheap and reliable electricity, with important population in the vicinity.

Although these sites are for the moment at struggle, it may be according to some observers that this several sites are finally all taken. Benefiting of all three efforts to obtain Google investment. Thus we can wonder what our dear Google will pop out of it big hat and why is it purchasing more and more estate grounds?

The facts won’t tell us much more but if, like us, you follow the news surrounding the Californian firm, then we can try some theory based on market trends. Currently, ISP get their money by renting to numerous users little bandwidth. Then they pay for fibre network provider for national and international connexion. Today a small number of users, use a majority of the network because of peer-to-peer communications (i.e. eMule, BitTorrent, etc…). These users are being finger-pointed by cable companies which prefers more passive customers in order to put more of them on smaller hard lines. They have been the main target of net neutrality campaigns. Indeed they could block the P2P2’s packages while boosting traditional contents (like HTML pages, e-mails…). Still, as Mr. Cringely thinks, these users probably are the early adopters of a tsunami wave moving fast with the massive arrival of audio and video contents, requiring a lot more resources.

Internet uses

So what will occur when the average consumption of web users will by multiplied by ten or more. That’s where we can wonder if Google has foreseen this change and thus is placing his pawn on the global chessboard. Then we would understand the gigantic means Google is using to bring content near users. Indeed, let’s imagine YouTube transformed into a multimedia platform, both paying, sponsored and free content. And That could potentially play a part in a new television on demand (TVOD or TOD)? Then no data centre no matter what size can provide the world with so much instant content. It’s a lot more plausible that each area has its proxy reducing long haul data transfers.

Thus Google, would follow the same guideline it use to set up it search engine, that is to say a distributing its servers all around the world and keeping cached versions of media in order to answer quickly and effectively, at a lower cost to web users.

Tomorrow Google will be a key actor in the eyes of the ISPs which won’t want to be ruined when buying bandwidth to cable companies. Finally this may cost a lot but Google have 10 billions dollars in cash and need to spend them.