Les trois firmes ont déjà réussi à s’entendre, comme récemment avec l’adoption par les trois moteurs de recherche de l’outil de soumission de contenu aux moteurs de recherche Sitemaps (développé par Google…).

Mais ils n’en oublient pas les règles du jeu du marché hyperconcurrentiel dans lequel ils évoluent. Tous les coups sont permis, et Google, qui risque cette fois assez gros, se retrouve esseulé, même abandonné par des concurrents trop heureux de laisser la firme Mountain view dans l’embarras.

Google hors-la-loi

Comme vous en avez certainement entendu parlé, Google est actuellement en procès dans plusieurs pays (Belgique, Etats-Unis, France…) pour contrefaçon et atteinte au droit de la propriété intellectuelle.
En effet, depuis décembre 2004, Google s’est lancé dans un programme ambitieux de numérisation sur six ans de quelque 15 millions d’ouvrages issus des bibliothèques universitaires pour son service Google Book Search . Le problème est que la firme californienne s’est exécutée sans l’accord des éditeurs pour des œuvres littéraires encore protégées par le droit d’auteur. Et rien qu’en France, le Syndicat National de l’Edition réclame, par son président Serge Eyrolles, « 500 000 euros de dommages et intérêts par infraction constatée ».
On ne rigole plus au Googleplex.

Le procès face aux éditeurs américains et l’Author Guild se déroule au tribunal de New-York depuis l’année dernière.
Pour se défendre, Google voulait montrer au tribunal comment ses rivaux étaient parvenus à venir à bout des lois sur les droits d’auteurs. Amazon.com, Yahoo ! et Microsoft n’ont pas eu les mêmes problèmes. Google leur a demandé de venir s’expliquer sur la manière dont ils avaient réussi à s’entendre avec les éditeurs.

La stratégie de Microsoft et de Yahoo ! semble ici quelque peu divergente de celle de Google et tire profit des erreurs faites par le moteur de recherche.
En effet, Microsoft invite cordialement les éditeurs à transmettre leurs ouvrages pour y être indexés dans la base, alors que Google adopte une autre stratégie nettement plus offensive, en indexant les ouvrages soumis ou non à copyright, quitte à les supprimer de la base si la demande en est faite.

Cher Sergey, cher Larry, vos concurrents ont été moins naïfs (et sans doute moins arrogants) que vous et ont fait en sorte que tout le monde y trouve son compte (c’est le cas de le dire…). Ne souhaitiez-vous pas garder tout le gâteau pour vous ?

Toujours est-il que la punition est double. Google est englué dans un procès compliqué sur plusieurs fronts, se rendant du même coup impopulaire, et est, de plus, le seul à être en procès, pendant que les autres avancent…

Des concurrents trop heureux de la tournure des évènements

Dans la foulée du refus d’Amazon.com il y a un mois, Yahoo ! et Microsoft ont pris un malin plaisir à décliner l’invitation.

Yahoo ! a même accusé Google de tenter de lui voler ses secrets et de connaître ses stratégies commerciales. «Il n'y a tout simplement aucun besoin pour Google de venir voir comment les employés de Yahoo! travaillent», a répondu l'un des avocats de Yahoo! dans un document de dix-sept pages (malheureusement indisponible) expliquant pourquoi la compagnie ne veut pas témoigner dans ce procès.

Il est aisé de comprendre pourquoi les concurrents ne souhaitent pas voir revenir dans la partie un concurrent si puissant, et pour une fois déstabilisé.

Amazon.com, dans son programme « chercher au cœur » et pour son moteur de recherche A9 a déjà scanné de nombreux livres de telle sorte que les internautes peuvent désormais consulter des extraits avant d’effectuer leurs achats en ligne.

De plus, Yahoo et Microsoft se sont réunis dans une grande alliance d'entreprises et de bibliothèques, l’Open Content Alliance (OCA), travaillant conjointement pour créer une large base de données d'ouvrages numérisés. Microsoft serait-il à son tour en train de prendre Google à son propre jeu des alliances?

Tous les moyens sont bons pour essayer de combler le retard sur le moteur de recherche Google, et l’empêcher (ou du moins le retarder) de proposer un service que l’on propose est un moyen comme un autre de jouer la carte de la différenciation…

La course pour la maîtrise du web documentaire est un enjeu majeur dans l’internet de demain et les lois de l’hypercompétition sont terribles. Google n’en est pas à son premier procès et s’en relèvera sans trop y perdre de plume.
Attendons la vengeance de Google en salivant…


Business is business

Three giants of data processing Google, Yahoo! and Microsoft play to extreme the game of the coopétition (co-operation and competition). The duality allied adversaries, i.e. allied one day, adversaries the following day, is fully emphazised on the markets of the Internet in constant dynamics.

The three firms already succeeded in getting along, like recently with the adoption by the three search engines of the tool for tender of contents to the search engines Sitemaps (developed by Google…).

Google outlaw

As you certainly heard some spoken, Google is currently in lawsuit in several countries (Belgium, the United States, France…) for counterfeit and infringement of the right of the intellectual property.
Indeed, since December 2004, Google launched out in an ambitious program of digitalization over six years of some 15 million works resulting from the university libraries for its service Google Book Search. The problem is that the Californian firm was carried out without the the editors agreement for the literary works still protected by the royalty.
In France, the National Trade union of the Edition claims, by its president Serge Eyrolles, “500.000 euros of damages by noted infringement”.
One does not laugh any more in Googleplex.

The lawsuit against the American editors and Author Guild proceed with the court of New York since last year.
To be defended, Google wanted to show the court how its rivals deal with the laws on the royalties. Amazon.com, Yahoo! and Microsoft did not have the same problems. Google their required to be explained on the way in which they had succeeded in getting along with the editors.
Strategy of Microsoft and Yahoo! seem divergent here of that of Google and take profit of the errors made by the search engine.
Indeed, Microsoft cordially invites the editors to transmit their works to be indexed there in the base, whereas Google adopts another strategy definitely more offensive, by indexing the works subjected or not to copyright, free to remove them base if the request is made by it.

Dear Sergey, dear Larry, your competitors were less naive (and undoubtedly less arrogant) than you and made so that everyone finds its account there (it is the case to say it…). Didn't you wish to keep all the cake for you?

The punishment is double. Google is limed in a complicated lawsuit on several faces, being made at the same time unpopular, and is, moreover, the only one being in lawsuit, while the others advance…

After the refusal of Amazon.com one month ago, Yahoo! and Microsoft took a malicious pleasure to decline the invitation.

Yahoo! has even shown Google to try to steal its secrecies to him and to know its marketing strategies. “There is no need for Google to come to see how the employees of Yahoo! work”, answered one of lawyers of Yahoo! in a document of seventeen pages (unfortunately inalienable) explaining why the company does not want to testify in this lawsuit.

It is easy to understand why the competitors do not wish to see returning in the game a so powerful competitor, and for once destabilized.

Amazon.com, in its program “chercher au coeur” and for its search engine A9 already scaned many books so that the Net surfers can from now on consult extracts before carrying out their purchases on line.

Moreover, Yahoo and Microsoft met in a great companies and libraries alliance, Open Content Alliance (OCA), working jointly to create a broad data base of digitized works.
Would Microsoft be in its turn taking Google with its own play of alliances?


All the means are good to try to fill the delay on the search engine Google, and to prevent it (or at least to delay it) from proposing a service which one proposes is a means like another of playing the chart of differentiation…

The race for the control of the documentary Web is a major stake in the future of internet and the hypercompétition laws are terrible.
Let us await the Google revenge while salivating…